03/09/2008

Bibliothèque imaginaire

dickens library

Après avoir acquis à l'âge de 45 ans la maison dont il rêvait depuis ses neuf ans, Charles Dickens y installa un cabinet de travail dont les murs étaient couverts d'étagères du sol au plafond, remplies de livres. Pour créer l'impression d'être complètement entouré de livres, Dickens fit couvrir la porte de son bureau d'un panneau en cuir et tissu représentant les étagères d'une bibliothèque où trônaient volume après volume d'ouvrages fictifs dont les titres sortaient tout droit de son imagination. Quelques exemples :

  • The history of a short chancery suit, La brève histoire d’un costume de chancellerie (21 volumes)
  • The wisdom of our ancestors, La sagesse de nos ancêtres (7 volumes : Ignorance, Superstition, Saleté, Maladie, le Billot, le Bûcher, ?).
  • The virtues of our ancestors, Les vertus de nos ancêtres, un livre si mince que le titre sur la tranche était imprimé à la verticale
  • Five minutes in China, Cinq minutes en Chine (3 volumes)
  • Oysters, by Shelley. Calembour et donc intraduisible : Oysters désignant les huîtres, accolé à Shell-ey, Shell signifiant coquillage.
  • Modern Warfare, by General Tom Thumb, L’art de la guerre moderne, par le général Tom Pouce. Tom Pouce, héros de l’œuvre d’Henry Fielding, « The Tragedy of Tragedies ; or the Life and Death of Tom Thumb the Great » (1731) a inspiré le pseudonyme de Charles Sherwood Stratton (alias General Tom Thumb), membre du groupe de lilliputiens du cirque Barnum.
  • Hansard's Guide to Refreshing Sleep, Guide du sommeil réparateur par Hansard (19 volumes). Hansard est en fait depuis 1809 la revue qui publie les débats du parlement britannique.
  • Catalogue of Statues to the Duke of Wellington, Catalogues des statues célébrant le duc de Wellingon (10 volumes). Par testament, Charles Dickens s’est totalement opposé à ce que l’on réalise des monuments en son honneur, estimant que ses écrits suffisaient à assurer sa pérennité. Il n’existe d’ailleurs qu’une seule statue de lui, à Philadelphie, un « don du peuple américain », effectué en 1894 et que le fils de Dickens a remballé aussi sec à son endroit d’origine, furieux qu’on n’ait pas respecté les dernières volontés de son père. Source.

 Mémorial Dickens Philadelphie

Mes favoris :

  • Noah's Arkitecture, L’arche-itecture de Noé (2 volumes)
  • Cat's lives, Les  vies d’un chat (9 volumes)

 

19:27 Écrit par Bibliophage dans Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ecrivains, bibliotheque imaginaire |  Facebook |

Commentaires

Je me permets... ... de vous proposer deux livres non imaginaires à placer dans votre bibliothèque après les avoir lus bien sûr...

Écrit par : CCRIDER | 03/09/2008

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