01/12/2008

Fahrenheit 451 aujourd'hui

451° Fahrenheit, c’est la température à laquelle le papier commence à brûler spontanément au contact de l’air. Dans le livre de Ray Bradbury, les pompiers qui détruisent les livres portent ce nombre sur leur casque.

Détruire un livre… c’est criminel, n’est-ce pas ? On pense aux autodafés nazis, notre sang se glace à l’idée que cela puisse encore arriver.

 

De nos jours, et dans la réalité, ce sont nos bibliothécaires qui procèdent à l’élimination des livres, selon une procédure qui répond au nom bucolique de « désherbage ».  

Le désherbage, c’est l’opération qui consiste à retirer des collections d’une bibliothèque des documents devenus inutiles. Les raisons avancées sont de plusieurs ordres :

v     Gain de place : c’est sûr qu’ainsi, on aura beaucoup plus d’espace vide sur les rayonnages de la bibliothèque.

v     Gain d’argent : tous ces livres que l’on ne devra plus relier, réparer, ranger, introduire au catalogue. Ça fait des économies…

v     Gain de temps : le lecteur perdra évidemment moins de temps dans les rayons, vu qu’il y aura moins de livres parmi lesquels chercher. Et le bibliothécaire passera moins de temps à les ranger. Tout le monde y gagne.

v     Esthétique : tous ces ouvrages usés par le regard et les doigts de générations de lecteurs… Non, ça fait désordre. Ne gardons que les plus jolis, ceux qui ont des belles couvertures toutes neuves, pleines de couleur. Ce sera plus attractif.

v     Augmentation du nombre de prêts : ça, c’est l’œuf de Colomb : s’il y a moins de livres, chacun d’entre eux pourra être prêté plus souvent ! Rentabilité, efficacité, que demande le peuple (à part de ne pas être la dixième personne sur la liste d’attente pour un ouvrage, mais bon, on ne va pas jouer les grincheux devant une rationalité si convaincante !)

v     Raisons politiques (sans rire), en raison de l’inadéquation de l’ouvrage ou de la collection.

Désherber, c’est tout un vocabulaire :

v     Taille (comme pour un rosier). On fait comment ? On ôte des feuille(t)s en trop ?

v     Elagage (on reste dans l'art du jardinage). On retire les livres qui pendent de l'arbre, je suppose. Comme ça se fait à l'automne, quand les feuilles sont sèches et jaunies, on va pouvoir faire un bon feu...

v     Relégation pour l’ouvrage que l’on décide de stocker dans une réserve. Histoire que ce soit déjà moins facile de l’emprunter.

v     Refoulement (ou relégation externe) pour un ouvrage qu’on expédie dans un dépôt extérieur. Là, le livre est quasi certain de ne plus trouver de lecteurs.

v     Elimination, eh oui, la destruction physique de l’ouvrage, qu’on passe au pilon ou qu’on abandonne au rebut. (J’aime assez la remarque d’un auteur qui souhaite ne pas utiliser les mots « épuration » et « expurgation » dont le parfum de soufre lui semble trop dramatique.) Je répète : épuration et expurgation sont des mots utilisés dans le cadre d’une procédure visant à éliminer les ouvrages d’une bibliothèque. De quoi frissonner, je vous dis…

Holland house 1940

Londres, Bibliothèque de Holland House après un bombardement, septembre 1940

14:26 Écrit par Bibliophage dans Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture dirigee |  Facebook |

27/11/2008

Lectrice

 Karen Kinser - Lectrice

kinser-karen

Une seule phrase compte dans un livre, et il n'est pas donné à celui qui écrit de savoir laquelle.

[Françoise Lefèvre]

L'Or des chambres (1976)  

14:00 Écrit par Bibliophage dans Une lectrice par jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, citations, kinser |  Facebook |

Compagnie du barrage

Concours de nouvelles de la Compagnie du barrage

Date :

du 15/08 au 15/12/2008

Ouvert à :

Monde francophone

Thème :

libre

Nombre de nouvelles :

2 au plus

Nombre de pages :

entre 8 et 20

Nombre de signes:

entre 10.000 et 25.000

Frais d'inscription :

9 euros (devant servir à l'impression d'un recueil de nouvelles)

Prix :

Chaque auteur publié reçoit la somme forfaitaire de 50 euros ainsi que 10 exemplaires du recueil de nouvelles.

Proclamation des résultats :  

sur le site internet, à partir du 15 janvier 2009

Règlement

Compagnie du Barrage

Objectif : faire découvrir des auteurs qui débutent ou ne trouvent pas forcément leur place dans les contraintes de l'édition traditionnelle ou des auteurs confirmés attirés par une publication dans un format original. Pour ce faire, le jury décide d'éditer une à trois nouvelles dans un recueil au format mini-poche. Nous entendons par nouvelle « un texte court » et n'attendons pas nécessairement un récit bien ficelé avec une fin qui éclaire l'histoire entière (la fameuse chute). Des textes poétiques, d'impressions, de réflexions, peuvent aussi trouver leur place dans ce concours.

cohen-peter-2

13:27 Écrit par Bibliophage dans Concours littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, ecrivain, cohen |  Facebook |

25/11/2008

Lectrice à sa fenêtre

Ray Crooke

crooke-ray

L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel. Il habite en bande parce qu'il est grégaire, mais il lit parce qu'il se sait seul.

[Daniel Pennac]  

Comme un roman

16:00 Écrit par Bibliophage dans Une lectrice par jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, citations, crooke |  Facebook |

Pouvoir des mots

pascal durandPascal Durand est l'auteur de "Les nouveaux mots du pouvoir : Abécédaire critique", paru aux Editions Aden, dans lequel il entend démontrer que le sens de certains mots est occulté par leur banalisation. Société globalisée, altermondialisme, Tolérance zéro, Populisme, Dialogue social... Que veulent dire ces mots et ces expressions? Dans quelle mesure ne sont-ils pas devenus des balises voire des garde-fous pour la conscience stupéfiée par leur abondance, leur répétition inlassable? Trop entendus, pas assez analysés, ils encouragent notre esprit critique à l'assoupissement au son de leur ronron bien-pensant.

La Maison du Livre organise sur le sujet une conférence-débat animée par Patrick de Lamalle (RTBf), avec Pascal Durand (ULg), Matteo Alalouf(ULB) et Corine Gobin (FNRS).

LES MOTS DU POUVOIR
Jeudi 27 novembre à 20 h
Maison du Livre, 24-28 rue de Rome à Saint-Gilles, 02/ 543 12 20
P.a.f. : 4 euros – 2,5 euros étudiants et chômeurs – entrée libre pour les sans-papiers.

jones-campbell-sandra

15:39 Écrit par Bibliophage dans Gazette | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, conference, jones campbell |  Facebook |

24/11/2008

Rendez-vous

biddle-trish-rendez-vous-au-bistro
C'était le thème du Concours Fureur de lire 2007.

Palmarès

Jean-François Bourdoulous, «Les mauvaises intentions», Evron, France, Grand Prix de la Communauté française

Gérard Colegno, «Le talisman», Lyon, France, Grand Prix de la Libre Belgique

Emmanuel Périer, «Septembre bleu», Bruxelles, Mention du Jury et Prix de la RTBF (qualité radiophonique)

Michel Naudin «Fanfare ou les beaux jours», Creil, France, Mention du jury

Désirée Boillot, «Perle rare», Paris, France, Mention du jury

Françoise Nimal, «Théo de 5 à 7», Bruxelles, Mention du jury

Marie-Astrid Buelens, «Rendez-vous tôt ou tard», Bruxelles, Mention du jury

Vincent Lombume Kalimasi, «Phacochère ou renaissance», Kinshasa, Mention du jury (Yambi !)

16:43 Écrit par Bibliophage dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, rendez-vous, biddle trish |  Facebook |

Fureur de lire, une analyse

La Fureur de lire, c'est une opération de promotion de la lecture organisée chaque année en automne par le Service Général des Lettres et du Livre de la Communauté française. Animations, expositions, ateliers autour de la lecture sont au menu, dans les bibliothèques et centres culturels des communes participantes.

La Fureur de lire organise, en collaboration avec la RTBF et la Libre Belgique, un concours d'écriture de nouvelles ouvert à tous. Chaque année un thème différent est proposé au public. Les sept lauréats du concours sont désignés par un jury composé d'écrivains, de journalistes spécialistes de littérature et de personnes actives dans le domaine des lettres. Outre des prix financiers, les lauréats voient leur texte publié aux éditions Luce Wilquin. Les résulats sont annoncés traditionnellement le dernier jour de la Fureur de lire.coudray philippe Professeur-Bouc

Les thèmes des dernières années :

Révolutions, 2008

Rendez-vous, 2007
Hasard, 2006
Sources, 2005
Résonances, 2004
Parfums, 2003
Miroirs, 2002
Périple, 2001
Passages, 2000

Mais qui a lu ces textes ? quelles sont les qualités qui leur ont valu d'être primés? Que sont devenus les auteurs ?  Ce concours a-t-il contribué à leur carrière ? Comment le jury est-il sélectionné ? Comment travaille-t-il ?

Allez, ça vaut bien une petite enquête !

13:53 Écrit par Bibliophage dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, fureur de lire, coudray |  Facebook |