24/09/2009

Un coin de lecture

Kroyer Peter Severin Roseraie

Vous pourrez emporter un livre quand le temps sera beau, et faire d’un creux verdoyant votre salle d’études.

Emily Brontë

Les hauts de Hurle-Vent

15:15 Écrit par Bibliophage dans Une lectrice par jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kroyer, art, peinture, bronte, ecrivain |  Facebook |

23/09/2009

La lettre

levy-emile

"Elle s’assoit sur le canapé, grand, bas, rouge sombre, qui occupe le fond de la pièce près de la fenêtre. Son balai est appuyé à côté d’elle.

Elle tire une lettre de sa poche, la lit. Cette lettre est, dans le crépuscule, la plus blanche des choses qui existent. La double feuille remue entre les doigts qui la tiennent précautionneusement, – comme une colombe dans l’espace.

Elle a porté à sa bouche la lettre palpitante, l’a embrassée.

De qui cette lettre ? Pas de sa famille ; une fille ne garde pas, lorsqu’elle est femme, de piété filiale assez forte pour embrasser une lettre de ses parents. Un amant, un fiancé, oui… Je ne sais pas le nom de l’aimé que beaucoup savent peut-être ; mais j’assiste à l’amour comme personne de vivant ne l’a fait. Et ce simple geste d’embrasser ce papier, ce geste enseveli dans une chambre, ce geste dépouillé et écorché par l’ombre, a quelque chose d’auguste et d’effrayant.

Elle s’est levée et approchée tout contre la fenêtre, la lettre blanche pliée dans sa main grise.

Le soir s’épaissit partout, et il me semble que je ne sais plus ni son âge, ni son nom, ni le métier qu’elle fait par hasard ici-bas, ni rien d’elle, ni rien… Elle regarde l’immensité pâle qui la touche. Ses yeux luisent ; on dirait qu’ils pleurent, mais non, ils ne débordent que de clarté. Les yeux ne sont pas de la lumière par eux-mêmes ; ils ne sont que toute la lumière. Qu’est-ce qu’elle serait, cette femme, si la réalité fleurissait sur la terre ?

Elle a soupiré et elle a gagné la porte à pas lents. La porte s’est refermée comme quelque chose qui tombe.

Elle est partie sans avoir fait rien d’autre que lire sa lettre et l’embrasser."

Henri Barbusse, L’Enfer (1908) 

16:42 Écrit par Bibliophage dans Lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lettre, levy, barbusse, art, peinture, ecrivain |  Facebook |

27/11/2008

Compagnie du barrage

Concours de nouvelles de la Compagnie du barrage

Date :

du 15/08 au 15/12/2008

Ouvert à :

Monde francophone

Thème :

libre

Nombre de nouvelles :

2 au plus

Nombre de pages :

entre 8 et 20

Nombre de signes:

entre 10.000 et 25.000

Frais d'inscription :

9 euros (devant servir à l'impression d'un recueil de nouvelles)

Prix :

Chaque auteur publié reçoit la somme forfaitaire de 50 euros ainsi que 10 exemplaires du recueil de nouvelles.

Proclamation des résultats :  

sur le site internet, à partir du 15 janvier 2009

Règlement

Compagnie du Barrage

Objectif : faire découvrir des auteurs qui débutent ou ne trouvent pas forcément leur place dans les contraintes de l'édition traditionnelle ou des auteurs confirmés attirés par une publication dans un format original. Pour ce faire, le jury décide d'éditer une à trois nouvelles dans un recueil au format mini-poche. Nous entendons par nouvelle « un texte court » et n'attendons pas nécessairement un récit bien ficelé avec une fin qui éclaire l'histoire entière (la fameuse chute). Des textes poétiques, d'impressions, de réflexions, peuvent aussi trouver leur place dans ce concours.

cohen-peter-2

13:27 Écrit par Bibliophage dans Concours littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, ecrivain, cohen |  Facebook |

15/11/2008

Ecrire c'est...

Écrire...

... consiste à rêver avec une intensité telle que nous parvenons à arracher au monde un morceau.[Pierre Jourde] - La Littérature sans estomac

...est un acte d'amour. S'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. [Jean Cocteau] - La Difficulté d'être

... n'est pas décrire. Peindre n'est pas dépeindre. La vraisemblance n'est que trompe-l'oeil. [Georges Braque]

Cathleen Rehfeld The Writer

23:32 Écrit par Bibliophage dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, citations, ecrivain |  Facebook |

26/10/2008

Cherchez l'erreur

"La première chose qu'aperçut Bruno, débouchant dans la prairie, fut la pyramide. Vingt mètres de base, une hauteur de 20 mètres : la chose était parfaitement équilatère."

Michel Houellebecq

Les particules élémentaires.

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Houellebecq a un sens tout personnel de la géométrie.

S'il s'agit d'un volume "équilatère", on peut penser que le héros se trouve devant une pyramide à base triangulaire, soit un tétraèdre.

Il est impossible que la hauteur ait la même longueur qu'un côté. En fait, l'auteur a confondu hauteur et arête... Cela reste vrai même si  l'auteur entendait décrire une pyramide à base carrée.

22:03 Écrit par Bibliophage dans Bêtisier | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : citations, ecrivain |  Facebook |

24/10/2008

Gallimard? Non, Lafayette!


"La publicité est l'une des plus grandes catastrophes des deux mille dernières années pour ceux qui aiment la littérature."

 [Frédéric Beigbeder]

 99 francs Beigbeder_lafayette

 

Oui, c'est lui. C'est bien notre auteur, celui qui considère la pub comme une des plus grandes catastrophes pour ceux qui aiment la littérature... On peut en conclure que :

1) la publicité n'est pas une catastrophe ou bien pas une des plus grandes (c'est quoi les autres?);

2) L'argent permet toutes les incohérences;

3) Beigbeder n'aime pas la littérature.

 

 

17:37 Écrit par Bibliophage dans Bêtisier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citations, ecrivain |  Facebook |